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Ste Cécile, vierge et martyre

33e samedi ordinaire

samedi 22 novembre 2008

Première Lecture : Apocalypse 11.4–12

Psaume : Psaume 144.1, 2, 9–10

Évangile : Luc 20.27–40

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Ste Cécile, vierge et martyre

Première Lecture : Apocalypse 19.1, 5–9

Psaume : Psaume 150.1–6

Évangile : Matthieu 25.1–13




Texte de l’Evangile du jour

Alors s’approchèrent quelques Saducéens — ces gens-là nient qu’il y ait une résurrection — 28 et ils lui posèrent cette question : « Maître, Moïse nous a mis ceci dans l’Écriture : Si un homme marié meurt sans enfants, son frère doit prendre la veuve et donner ainsi une descendance à celui qui est mort. 29 Or il y avait sept frères. Le premier s’est marié et il est mort sans enfants. 30 Le deuxième, 31 puis le troisième ont pris la veuve, et de même les autres jusqu’au septième : ils sont tous morts sans laisser d’enfant. 32 Ensuite la femme est morte. 33 S’il y a résurrection, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme, puisqu’elle l’a été des sept ? » 34 Jésus leur dit : « Les enfants de ce monde prennent mari ou femme ; 35 mais ceux qu’on a trouvés dignes d’avoir part à l’autre monde et à la résurrection des morts, ne prennent pas mari ou femme. 36 Par ailleurs ils ne peuvent plus mourir, mais ils sont comme des anges. Eux aussi sont fils de Dieu, puisqu’ils sont nés de la résurrection. 37 Quant au fait que les morts ressuscitent, Moïse lui-même l’a insinué dans le passage du Buisson Ardent, là où il appelle le Seigneur : Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et Dieu de Jacob. 38 Il n’est pas un Dieu des morts, mais bien des vivants : tous vivent pour lui. » 39 À ce moment quelques maîtres de la Loi prirent la parole et dirent : « Maître, tu as bien parlé. » 40 Mais après cette réplique, plus personne n’osait l’interroger.

Commentaire des pères Louis et Bernard Hurault

Ce même épisode se lit dans les trois premiers évangiles, mais Luc a ses propres expressions pour parler de la résurrection dans les versets 34-36. C’est que dans les pays de culture grecque (et Luc écrit pour eux), un certain nombre croyaient en l’immortalité de l’âme : elle leur semblait faire partie de la nature humaine. Pour eux, Luc précise que la vie nouvelle promise par Jésus n’est pas une fusion de l’âme avec l’infini du cosmos, c’est une communion intime et personnelle avec Dieu et en Dieu. Cette immortalité est donc un don de Dieu pour ceux qui en sont trouvés dignes ; lui-même s’est chargé de ce passage qui est bien plutôt une renaissance ou une résurrection. Le prétexte de la question posée par les Saducéens est la loi qu’on lit en Dt 25.5, obligeant les frères d’un défunt à prendre la femme du défunt pour lui donner un descendant qui gardera son nom et son héritage. Le texte dit : ils sont “fils de la résurrection”, ce qui est une expression hébraïque. Cette résurrection n’est pas le retour à la vie sur terre, elle est l’œuvre de l’Esprit de Dieu qui transforme et sanctifie ceux qu’il ressuscite. C’est pourquoi les ressuscités sont fils de Dieu (comme on le disait des anges), plus authentiquement que ceux de ce monde : libérés du péché, ils renaissent de Dieu. La culture biblique n’a jamais connu la théorie de la réincarnation, mais elle est incompatible avec elle car les deux reposent sur des conceptions de l’homme très différentes. Dans l’une, l’âme est prisonnière de son corps. Dans l’autre, le corps est animé. Dans la première l’âme doit se libérer, dans la seconde Dieu sauve l’unité indivisible de la personne humaine (voir les notes en Sg*1.16 et Sg*2.1). Le corps n’est pas dans la Bible un revêtement de l’âme, laquelle pourrait passer d’un vieillard à un nouveau-né, d’un animal à un être humain, mais l’expression matérielle de la personne. C’est pourquoi l’espérance chrétienne s’enracine dans la résurrection du corps, non comme il est à présent, bien sûr (1Co 15.35). C’est la possibilité pour chacun de renaître de Dieu en Dieu et de s’exprimer alors pleinement dans un corps “glorifié”, disons de façon un peu pédante : s’insérer de façon interactive dans quelque lieu d’un univers recréé.

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