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Ste Marguerite d’Écosse (1045-1093) ; Ste Gertrude, vierge (1256-1302)

33e dimanche ordinaire

dimanche 16 novembre 2008

Première Lecture : Proverbes 31.10–31

Psaume : Psaume 128.1–5

Deuxième Lecture : 1·Thessaloniciens 5.1–6

Évangile : Matthieu 25.14–30

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Ste Marguerite d’Écosse (1045-1093)

Première Lecture : Proverbes 31.10–13, 19–20, 30–31

Psaume : Psaume 131.1–3

Évangile : Matthieu 13.44–46

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Ste Gertrude, vierge (1256-1302)

Première Lecture : Éphésiens 3.14–19

Psaume : Psaume 23.1–6

Évangile : Jean 19.31–37




Texte de l’Evangile du jour

« Écoutez encore ceci : Un homme, avant de partir à l’étranger, fait appeler ses serviteurs pour leur remettre son argent. 15 Il donne au premier cinq talents, à un autre deux, et au troisième un talent : à chacun selon sa capacité. Puis il part. 16 Celui qui a reçu les cinq talents va immédiatement les faire travailler et il en gagne cinq autres. 17 Celui qui en a reçu deux fait de même et en gagne deux autres. 18 Quant à celui qui n’en a reçu qu’un, il fait un trou dans la terre et cache l’argent de son maître. 19 Longtemps après, le maître de ces serviteurs vient leur demander des comptes. 20 Celui qui a reçu les cinq talents lui en présente cinq de plus : ‘Seigneur, dit-il, tu m’as confié cinq talents, en voici cinq autres que j’ai gagnés.’ 21 Son maître alors lui déclare : ‘Très bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle pour une petite chose, je te confierai beaucoup plus ; viens partager la joie de ton maître.’ 22 Celui qui a reçu les deux talents s’avance à son tour : ‘Seigneur, dit-il, tu m’as confié deux talents, en voici deux autres que j’ai gagnés.’ 23 Son maître répond : ‘Très bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle pour une petite chose, je te confierai beaucoup plus ; viens partager la joie de ton maître.’ 24 Celui qui n’a reçu qu’un talent s’avance alors et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur. Tu moissonnes là où tu n’as pas semé et tu amasses quand tu n’as rien engagé. 25 J’ai donc pris peur et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Voilà ce qui t’appartient.’ 26 Mais son maître lui répond : ‘Mauvais serviteur, bon à rien, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé et que j’amasse quand je n’ai rien engagé. 27 Mais alors, tu devais placer mon argent à la banque : à mon retour j’aurais repris ce qui est à moi avec les intérêts. 28 Prenez-lui donc ce talent et donnez-le à celui qui en a dix. 29 On donnera à celui qui produit et il sera dans l’abondance, mais celui qui ne produit pas, on lui prendra même ce qu’il a. 30 Et ce serviteur inutile, jetez-le dehors dans les ténèbres : là il y aura pleurs et grincements de dents.’ »

Commentaire des pères Louis et Bernard Hurault

TRAVAILLER — AVOIR CONFIANCE EN SOI

A l’époque de Jésus, un talent correspondait à trente kilos de métal précieux, mais, dans cette parabole, Jésus compare à des talents d’or les aptitudes que Dieu nous donne. Ce nouveau sens est resté dans notre culture.

Bon et fidèle serviteur. Fidèle : il vaudrait mieux traduire : “sur qui on peut compter”. Aucun terme du vocabulaire religieux dans cette parabole : Dieu mesure la façon dont on a mis en valeur ses talents, et le péché, c’est d’avoir gardé pour soi ce qu’on avait reçu. Quelle condamnation d’une société où il est si habituel de consommer ce qu’on a reçu : la formation humaine et les connaissances qu’on a héritées de sa patrie et qu’on ne transmettra pas à une descendance, les bienfaits d’une famille où les parents ont su se sacrifier pour leurs enfants, et peut-être la Parole de Dieu qu’on devait mettre en œuvre pour réaliser le grand dessein de Dieu sur le monde.

Je te confierai beaucoup plus. Ce que nous construisons sur terre n’est pas le définitif, mais seulement l’échafaudage : tout autres seront les richesses que Dieu distribuera à ceux qui vivront en lui. Tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé (26). Comme en Lc 18.1, Jésus reconnaît notre défiance inavouée à l’égard de Dieu, et il nous prend au mot. Si nous n’aspirons pas à la place que l’Époux réserve à l’épouse (25.1), essayons au moins de ne pas être des serviteurs bons à rien.

Bien des occasions se présentent de risquer et d’entreprendre, et souvent nous avons peur de nous mettre en avant : “Je ne suis pas le plus qualifié”. — Mais si ceux qui sont qualifiés n’ont pas bougé ? Alors : « Reprenez-leur le talent et donnez-le à un autre. »

v 25.24 Deux images sont jointes : la première est prise de la vie du cultivateur, la seconde, des opérations de banque : le maître, dit-on, n’a ni semé ni engagé.

v 25.28 Le talent inutilisé est remis à celui qui “ a ” déjà. La parabole nous replace devant la perspective exprimée déjà dans le “ sur la terre comme au ciel ” du Notre Père. Le jeu de Dieu à travers sa création exprime quelque chose de sa nature éternelle, et il ne peut échouer. Déjà sont écrits, non seulement le terme qui est la réunion de tout dans le Christ, mais aussi, bien des grandes lignes. Certaines figures exceptionnelles sont l’objet d’un choix de Dieu “ dès le sein de leur mère ” parce que leur rôle est un élément indiscutable du plan, et elles ne manqueront pas d’accomplir leur tâche. Ce que nous n’aurons pas fait sera demandé à d’autres, heureux de se sacrifier.

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